Bouteille du mois | Disaronno

Auteur : Équipe Boire

Contrairement au vin – où les bouteilles finissent toutes par se ressembler un peu – les spiritueux présentent des réceptacles aux formes, aux couleurs et aux bouchons d’une originalité sans fin. Et parmi toutes ces bouteilles, peu sont aussi iconiques, aussi immédiatement reconnaissables que la mystérieuse Disaronno.

Par où commencer ? Par sa forme imposante, présentant à la fois une carrure masculine et des courbes féminines ? Par son bouchon massif, estampé d’or ? Par la texture caractéristique de son verre ? Ce sont tous ces éléments réunis qui confèrent à Disaronno son caractère mystérieux, comme si à chaque verre, on s’apprêtait à déboucher un précieux trésor.

Un peu d’histoire…

L’histoire de Disaronno débute aussi loin qu’en 1525. L’artiste Bernardino Luini – apprenti de Léonard de Vinci – est alors engagé pour peindre la fresque d’une Madonne dans la ville de Saronno. Pour s’inspirer, il choisit comme muse une jolie tenancière d’auberge des environs. Souhaitant remercier l’artiste de l’avoir préférée parmi toutes les femmes, l’aubergiste lui remet alors un flacon d’une liqueur ambrée au parfum délicat : l’ancêtre de Disaronno.

La recette a été découverte par la famille Reina et précieusement conservée pendant plus de 300 ans. Il faudra attendre le début du 20e siècle pour que la liqueur soit enfin produite et vendue commercialement, dans un petit atelier près de la gare de Milan.

Les premières bouteilles Disaronno avaient une forme cylindrique allongée, sans rien d’extravagant. Les bouteilles carrées sont apparues en 1942, comme une grossière esquisse de la bouteille qu’on connaît aujourd’hui. Après un boom de popularité dans les années 60, un maître verrier de Venise a été engagé en 1971 pour façonner et perfectionner la bouteille si caractéristique qu’on retrouve encore sur les tablettes au 21e siècle.

Peut-être connaissiez-vous plutôt cette liqueur sous le nom d’amaretto ? C’est que jusqu’en 2001, elle portait le nom d’Amaretto di Saronno (c’est à dire « l’amaretto de la ville de Saronno »). Avec le nouveau millénaire, on laissa tomber complètement l’appellation d’amaretto (utilisée par de pâles copies de l’original) pour ne conserver que Disaronno.

Qu’est-ce que ça goûte ?

La séduction débute dès le premier regard : ambrée, riche, sirupeuse, Disaronno présente une jolie robe et de longues jambes – on parle bien sûr ici des coulisses sur les parois du verre ! Au nez, on est frappé par un bouquet parfumé et sucré, rappelant un gâteau aux amandes rôties.

Dès la première gorgée, on découvre une texture soyeuse et un goût velouté de noix, avec des arômes plus subtils de vanille et de p’tits biscuits secs italiens. À 28 %, ça demeure doux en bouche comparativement à des liqueurs plus concentrées – que ce soit avec ou sans glace.

Sans être un ingrédient d’une grande polyvalence, Disaronno excelle à imprégner son goût hautement caractéristique aux cocktails. C’est un superbe alcool d’appoint pour ajouter une touche de sucré ou une dimension « noisette » aux recettes classiques.

Des recettes à base de Disaronno:

Amaretto sour

Un digestif à base d'une liqueur à base de noyau d'abricot

Le bon mix

Un cocktail rafraîchissant parfait pour l'été!

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