Un deuxième lot de rhum Sainte-Marie sera prêt à la mi-février

Auteur : Laurence Provencher

En septembre 2017, le rhum montréalais Sainte-Marie était lancé, et son premier lot de 1 200 bouteilles a été fort bien accueilli. Sylvain Lague, président cofondateur de la vodka White Keys et l'un des partenaires derrière le nouveau rhum rose, est ravi : « Tous les bartenders ont trippé. Je pensais que ça resterait dans l’industrie seulement, mais le grand public a également suivi. » 

Si l'engouement a été aussi grand, c'est sans doute parce que le rhum épicé Sainte-Marie, préparé à la distillerie Wolfesberger, est assez unique, à commencer par sa robe rose, entre autres due aux canneberges québécoises qui y macèrent. Également, le spiritueux, de par son nom, fait référence à l'histoire de Montréal. « Sainte-Marie » renvoie au faubourg du même nom aussi appelé « Faubourg à m'lasse », un quartier populaire en partie rasé dans les années 1960 où l'on retrouve aujourd'hui les bureaux de Radio-Canada. La mélasse, à l'époque consommée par les moins fortunés vu son prix inférieur au sucre, est l'ingrédient de base du rhum, de là le lien qui unit le Sainte-Marie à la métropole.

Autre détail qui complète le récit de ce nouvel alcool : Lilian Wolfesberger, le distillateur du rhum Sainte-Marie, est un « bouilleur de cru » de cinquième génération. Les ancêtres de Wolfesberger déambulaient en Alsace avec leurs alambics à roulettes pour distiller directement là où il y avait des matières premières. Plusieurs éléments qui piquent la curiosité, donc.

Un ambitieux processus de fabrication

La mélasse — verte et guatémaltèque — utilisée pour produire le rhum Sainte-Marie fermente pendant trois semaines. Elle est ensuite distillée deux fois, et l'eau-de-vie obtenue atteint 72 % d'alcool. Le tout vieillit en fûts avant de passer à la prochaine étape : la macération. D'abord, du cantaloup et des canneberges baignent dans le liquide, lui fournissant son sucre. Puis c'est au tour de l'anis étoilé, du poivre de Sichuan et du piment de la Jamaïque (de vrais fruits et épices, aucune essence naturelle) de faire trempette dans ce qui deviendra le rhum Sainte-Marie. C'est ici que le haut degré d'alcool prend son importance : l'extraction des saveurs est ainsi plus pure.

« La production, la macération, le vieillissement, c'est un processus long et coûteux, explique Sylvain Lague. Notre rhum est un produit plein d'amour qui n'a pas été pensé pour être produit en gros volumes. Ce rhum est comme une carte de visite. »

Boire le Sainte-Marie

Sylvain Lague préfère déguster son rhum un peu à la Old Fashioned, donc accompagné d'un imposant glaçon et d'un zeste d'orange, ou encore en negroni, en remplaçant le gin par le Sainte-Marie. Nous vous suggérons également de l'essayer dans un mojito (mais sans le sirop simple), ou encore en rhum soda.

36,50 $ (750 ml) | 40 % d'alcool

Crédits photos : Facebook Rhum Sainte-Marie

Construction du Pont Jacques-Cartier en 1929 ©Archives de la Ville de Montréal

​Mojito Rhum framboises et angostura

Un incontournable pour les soirées chaude d'été !

Full girlie

Rhum + melon d'eau = bonheur!

Suggestions

Le Litha

Le Litha

Une recette signée Amir Belkacemi

Cirka 2016

Cirka 2016

Créé par Fred Lafontaine, Marc-André Fillion, Max Claveau et Étienne Villeneuve

BOUTIQUE

Boutique

Découvrez notre gamme exclusive de produits de qualité et d’instruments indispensables.

Musique

Les meilleurs accords cocktail-musique

Voir plus de playlists

Restez en contact avec Boire

Instagram