Le whisky canadien Gibson's Finest à travers le temps

Auteur : Marylou Girard-Bouchard

Alors que l’industrie des spiritueux connait un essor incroyable dans la province du Québec, on oublie souvent les pionniers de ce monde fascinant. Au moment de vous écrire ces lignes, il n’y a pas encore un réel whisky fabriqué au Québec, cependant, un des plus grands, Gibson’s Finest, a séjourné dans notre cours, à Valleyfield pendant quelques temps! Je dis séjourné puisque c’est bel et bien ce qu’a fait cette magnifique gamme de whisky.

D’abord créée aux États-Unis en 1856 par l’irlandais John Gibson, cette maison fut malheureusement fermée lors de la prohibition. Ce n’est qu’en 1945 que l’entreprise Schenley acheta l’entreprise Gibson, qu’elle installa dans ces établissements à Valleyfield. Au début des années 70, la distillerie a tout près d’un million de fûts remplis d’eau-de-vie de grains, pour ne pas dire whisky. En 1972, l’assemblage de Gibson’s Finest est refait en entier. À partir de cette date, le Gibson’s Finest devient un pur whisky canadien. Les décennies suivantes furent une belle montagne russe pour la gamme Gibson’s Finest. Elle passe entre les mains de plusieurs jusqu’en 2002, alors que William Grant & Sons achète la gamme et la déménage à Windsor, dans la distillerie historique d’Hiram Walker.



Aujourd’hui, le Gibson’s Finest est sans contredit l’un des grands whiskies canadiens. Sa réputation est faite non seulement à l’intérieur du pays, mais aussi à l’international et ce, même s’il n’est qu’offert en deux versions soit le Rare ainsi que le Sterling. Dans la province, nous avons actuellement droit au Rare.


À quoi pouvons-nous nous attendre avec ce Gibson’s Finest?

 Tout d’abord, il faut comprendre que ce whisky canadien est un assemblage de deux types de whiskies. Il y a à l’intérieur un whisky de maïs fabriqué dans ce que l’on surnomme un alambic à colonne. Par la suite, on assemble ce dernier avec un whisky contenant une très grande quantité de seigle (rye) ainsi que d’orge maltée. Au niveau du vieillissement de ce whisky, il se passe en plusieurs étapes. Alors que certains des whiskies de son assemblage sont maturés dans des anciennes barriques de bourbons, d’autre le sont à l’intérieur de fût complétement neufs. Toutes les étapes de ce processus est bien présent lors de la dégustation. Avec un coté boisé, il s’offre avec un coté épicé et fruité (notes du seigle). Le maïs amène son lot de petites douceurs sucrées.

«Et on fait quoi avec un whisky comme celui-là?» En fait, vous pouvez le déguster à son état brut, mais j’admets qu’avec son prix et surtout les arômes qu’il dégage, il est très apprécié dans l’univers des cocktails. Vous n’avez qu’à consulter le blogue de BOIRE afin de voir la liste des cocktails que vous êtes en mesure de faire avec un délicieux whisky canadien comme le Gibson’s Finest.

Texte signé Yan Aubé - Spécialiste en spiritueux

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