Martinish pineau des Charentes

Quand on est vraiment fancy, on ne boit pas un Martini mais un « Martinish ». En vrai, c’est pas mal la même chose, mais disons qu’on lève plus haut son petit doigt quand on boit le deuxième. Le grand changement, c’est que pour cette version du martini, on vous fait découvrir un produit qui nous tient particulièrement à cœur ; le pineau des Charentes.

Bon, j’avoue d’entrée de jeux que mon avis est complètement biaisé sur le produit. Car étant originaire de France et plus particulièrement de la région Poitou-Charentes, je bois du pineau des Charentes depuis ma plus tendre enfance. (Oui, oui, enfance, mais que voulez-vous, c’est la France.) J’ai pu le déguster bien frais en apéritif, au fond d’un melon en entrée et même dans de délicieuses sauces qui accompagnaient des plats de canard. Mais, honte à moi, malgré l’amour et que je porte à ce produit, je ne l’avais encore jamais apprécié en cocktail.

Un peu d’histoire :

Ce « vin de liqueur » obtenu par mélange de moût de raisin et de cognac est une appellation d'origine contrôlée. La zone de production du pineau des Charentes s'étend donc uniquement sur 1500 hectares à travers le monde. Comme de nombreuses inventions, la recette du pineau des Charentes est le fruit d'un accident. En 1539 un vigneron charentais décide d'entreposer son moût de raisin dans une barrique afin de le laisser fermenter. Il n'avait cependant pas remarqué qu'il restait dans cette barrique un fond d'eau-de-vie de cognac. Lorsque la barrique fut ouverte quelques années plus tard, le pineau des Charentes était né.

Généralement autour de 17 à 18 % d’alcool, c’est un produit complexe et fin où les arômes sucrés de fruit sont bien présents. Il se décline dans le blanc, le rouge et le rosé, mais également dans différentes périodes de vieillissement. En SAQ vous pourrez trouver différentes marques de pineau des Charentes dans des prix variant de 18$ à 34$.

Le pineau que nous avons utilisé pour ce cocktail est le Château de Beaulon 5 ans. C’est selon moi l’un des meilleurs pineaux des Charentes que l’on peut trouver à la SAQ. Vieilli en fût de chêne de Tronçais et muter avec l’eau- de-vie de Cognac du Domaine, il est l’un des plus fins et des plus subtils que j’ai pu goûter.

Il arbore une robe dorée et liquoreuse. Au nez il est floral et doux, avec des notes qui rappellent le lys, la fleur de camélia et le muguet. Assez frais en bouche, il est vraiment moins sucré que la plupart des pineaux, on y retrouve cependant assez bien les saveurs de fruits blancs comme l’abricot et la pêche mûre. On ressent aussi un petit goût acidulé de mandarine. Sa finale est longue et suave sur le miel et la vanille.

Délicieux seul, en apéritif (entre 8 et 12 C°), nous avons tenté de l’associer à un gin floral et à l’acidité du pamplemousse. Le résultat? Un cocktail raffiné où la force du gin est parfaitement bien balancée par la douceur du pineau et l’acidité du pamplemousse. Inutile de vous préciser que c’est mon nouveau cocktail préféré. Au monde.

Ingrédients



Préparation

Dans un verre rempli de glaçons, verser le gin, le pineau et le cordial de pamplemousse. Remuer à l'aide d'une cuillère à mélange. Filtrer dans un verre martini à l'aide d'une passoire à glaçons.

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